Le risque de coup de chaleur ne dépend pas seulement de la température : comprendre le WBGT et se protéger au quotidien

Publié · Mis à jour

En été, les prévisions météo mettent souvent en avant la température maximale.

Pourtant, le risque lié à la chaleur ne dépend pas uniquement de la température de l’air.

Humidité, soleil, rayonnement thermique, vent, niveau d’activité, vêtements, état de santé et sommeil peuvent modifier fortement la charge imposée au corps.

Un indicateur utile est le WBGT, pour Wet Bulb Globe Temperature.

Qu’est-ce que le WBGT ?

Le WBGT est un indicateur de stress thermique.

Il prend en compte davantage de facteurs que la simple température de l’air.

Selon le contexte de mesure, il reflète notamment l’humidité et la chaleur rayonnée.

Deux journées affichant la même température peuvent donc présenter des niveaux de risque très différents.

Pourquoi l’humidité est importante

La sueur aide à refroidir le corps lorsqu’elle s’évapore.

Quand l’air est très humide, elle s’évapore moins facilement.

Le corps perd alors moins efficacement sa chaleur.

Une journée humide peut donc être dangereuse même avec une température inférieure à celle d’une journée sèche.

Soleil

Le soleil direct augmente la charge thermique.

L’asphalte, les bâtiments et d’autres surfaces peuvent également réfléchir ou rayonner de la chaleur.

L’ombre peut donc offrir des conditions très différentes.

Vent

Le mouvement de l’air influence le confort.

Mais le vent seul ne rend pas une température extrême sûre.

Il faut considérer l’ensemble des conditions.

Vérifier le WBGT avant de sortir

Avant le sport, le jardinage, un événement, les trajets ou d’autres activités, il est utile de vérifier l’indice de chaleur et pas seulement la température maximale.

Lorsque le risque est élevé, modifier l’heure, raccourcir l’activité ou la reporter peut être une bonne décision.

Le coup de chaleur peut arriver à l’intérieur

Ce n’est pas uniquement un problème extérieur.

Une pièce chaude et humide peut également devenir dangereuse.

Certaines personnes âgées ressentent moins clairement la chaleur ou la soif.

Utiliser thermomètre et hygromètre

Ne pas se fier uniquement à l’impression « je ne trouve pas qu’il fasse si chaud ».

Des mesures de température et d’humidité donnent des informations objectives.

Ne pas éviter excessivement la climatisation

Réduire les coûts d’électricité peut être raisonnable.

Mais pas au prix de la santé.

Climatisation, rideaux, stores, ventilateurs et circulation d’air peuvent être combinés.

Filtres de climatisation

Un filtre sale peut réduire le débit d’air et l’efficacité.

Avant la période la plus chaude, le nettoyer et le vérifier selon le mode d’emploi.

LifeNaviHub peut servir à programmer une tâche « contrôle de la climatisation avant l’été ».

Unité extérieure

Vérifier que la zone autour n’est pas manifestement bloquée.

Il n’est pas nécessaire de démonter l’appareil.

Chaleur la nuit

La température peut rester élevée après le coucher du soleil.

La nuit n’est pas automatiquement sûre.

Une chambre chaude peut également dégrader le sommeil et augmenter la fatigue du lendemain.

Sommeil et prévention

Le manque de sommeil ou un mauvais état général peut rendre l’exposition à la chaleur plus difficile.

Protéger le sommeil avec un environnement nocturne adapté fait donc aussi partie de la prévention.

Hydratation

Par forte chaleur, il peut être utile de boire régulièrement avant d’avoir très soif.

En cas de transpiration importante, un apport adapté en électrolytes ou en sel peut parfois être nécessaire.

Les personnes ayant une restriction médicale en eau ou en sel doivent suivre les conseils de leur professionnel de santé.

Alcool

L’alcool ne doit pas être considéré comme une boisson d’hydratation.

Il peut affecter l’équilibre hydrique et le jugement.

Il vaut mieux utiliser une hydratation normale.

Personnes âgées

Elles peuvent ressentir moins fortement chaleur et soif.

Même si quelqu’un dit « je vais bien », il est utile de vérifier température et humidité.

Pour des proches vivant seuls, un contact régulier peut aider.

Enfants

Les enfants se trouvent plus près du sol.

L’asphalte chaud peut augmenter leur exposition.

Observer expression, transpiration, comportement et niveau d’énergie.

Poussettes

Une poussette place également l’enfant près du sol.

Une protection solaire est utile, mais elle ne doit pas enfermer la chaleur ou bloquer la circulation de l’air.

Sport

Il faut combiner :

WBGT ;
intensité ;

pauses ;

hydratation ;

état physique.

Terminer absolument la séance prévue ne doit jamais passer avant la sécurité.

Clubs scolaires et activités organisées

Entraîneurs, enseignants et organisateurs jouent un rôle important.

Le fait qu’un participant dise « ça va » ne remplace pas des pauses planifiées et une évaluation du risque.

Travail extérieur

Jardinage, construction, agriculture et autres travaux peuvent exposer longtemps à la chaleur.

Lorsque c’est possible, déplacer l’activité vers une heure plus fraîche ou réduire la durée.

Trajets domicile-travail ou école

Même le matin peut être très chaud.

Marcher jusqu’à la gare, attendre un bus ou porter un sac lourd ajoute de la charge thermique.

Préparer de l’eau, une protection solaire et un horaire moins pressé peut aider.

Voitures

L’intérieur d’une voiture peut devenir extrêmement chaud en peu de temps.

Ne pas laisser enfant, personne âgée ou animal dans un véhicule garé.

« Seulement quelques minutes » peut déjà être dangereux.

Animaux

Les chiens, chats et autres animaux peuvent souffrir de la chaleur.

La température du logement est importante lorsque personne n’est présent.

Pour les besoins spécifiques, utiliser des informations vétérinaires fiables.

Promenade du chien

Le revêtement peut devenir brûlant.

Une température d’air supportable pour un humain ne signifie pas que le sol est sûr pour un chien.

Changer l’heure de promenade si nécessaire.

Vêtements

Des vêtements légers et respirants, un chapeau ou une ombrelle peuvent réduire l’exposition.

Le but est de limiter la charge thermique inutile.

Utiliser l’ombre

Lors des pauses, se déplacer vers l’ombre ou un lieu climatisé lorsque c’est possible.

Rester immobile en plein soleil ne constitue pas une vraie récupération.

Produits de refroidissement

Serviettes fraîches, packs froids et produits similaires peuvent aider.

Ils doivent être utilisés selon leurs instructions afin d’éviter une blessure liée au froid.

Jours où l’on est malade ou fatigué

Fièvre, diarrhée, manque de sommeil ou autre maladie peuvent réduire la tolérance à la chaleur.

Il ne faut pas forcer un entraînement ou un travail lourd comme un jour normal.

« L’an dernier ça allait » n’est pas une preuve

Âge, santé, médicaments, sommeil et météo changent.

La tolérance passée ne garantit pas la sécurité aujourd’hui.

Il faut regarder la situation du jour.

Si un coup de chaleur grave est suspecté

Confusion, perte de connaissance, faiblesse importante ou autres symptômes graves ne sont pas des situations où il faut continuer à lire et attendre.

Une aide médicale urgente peut être nécessaire.

Ne pas compter uniquement sur le jugement de la personne touchée

Une personne en surchauffe peut dire « ça va ».

Si le comportement ou la conscience sont anormaux, l’entourage doit agir.

Préparer l’été à l’avance

Il vaut mieux ne pas découvrir une panne de climatisation pendant la journée la plus chaude.

Avant la saison, vérifier :

refroidissement ;
filtre ;

télécommande ;

zone autour de l’unité extérieure.

Équilibrer coût d’électricité et sécurité

La climatisation coûte de l’argent.

Mais une chaleur extrême peut nuire gravement à la santé.

Rideaux, protection solaire, isolation, ventilateurs et climatisation peuvent être combinés sans faire de la santé la variable d’ajustement.

Comparer la consommation électrique en été

Les relevés mensuels montrent souvent l’augmentation liée au refroidissement.

Ces données peuvent aussi aider lors d’un futur remplacement d’appareil.

Choisir des sources fiables

Pour les informations de chaleur, utiliser des sources publiques fiables.

Vérifier la même source chaque matin peut transformer l’évaluation de la chaleur en routine.

Faire du WBGT une habitude

Il ne faut pas attendre un jour dangereux pour apprendre où trouver l’information.

Pendant la saison chaude, vérifier régulièrement le WBGT ou un indicateur officiel équivalent.

Cela aide à organiser trajets, courses, sport, jardinage et événements.

Identifier les zones les plus chaudes du logement

Toutes les pièces n’ont pas la même température.

Pièce orientée à l’ouest, dernier étage, cuisine, salle de bains ou zone peu ventilée peuvent être plus chaudes.

Déplacer temporairement un thermomètre/hygromètre permet de repérer les zones problématiques.

Chaleur dans la cuisine

Four et plaques augmentent la température ambiante.

Lors des journées très chaudes, réduire les longues cuissons ou choisir des méthodes qui chauffent moins la pièce peut aider.

La ventilation reste utile, mais l’air extérieur peut lui aussi être très chaud.

Prudence pendant le bain

Un bain très chaud par forte chaleur peut ajouter une contrainte supplémentaire au corps.

Température, durée et hydratation avant/après doivent être prises en compte.

Vérifier les proches âgés vivant seuls

Au téléphone, demander seulement « tu n’as pas trop chaud ? » peut être insuffisant.

Questions plus concrètes :

la climatisation fonctionne-t-elle ?

quelle est la température de la pièce ?

Des chiffres objectifs facilitent la décision.

Écoles et événements

Fêtes, activités sportives et événements extérieurs exigent une préparation des organisateurs et des participants.

Eau, protection solaire et zones de repos doivent être prévues.

En cas de mauvaise forme, la participation doit pouvoir être reconsidérée.

Petits changements pendant les trajets

Prendre un itinéraire ombragé.

Partir plus tôt pour éviter de marcher vite.

Emporter de l’eau.

Utiliser chapeau ou ombrelle.

De petites adaptations réduisent la charge cumulée.

Anticiper une panne de climatisation

En plein été, une réparation peut prendre plusieurs jours.

Tester l’appareil avant les fortes chaleurs permet de découvrir les problèmes plus tôt.

Cette vérification peut être intégrée au calendrier de maintenance.

Se protéger pendant une panne de courant

Une catastrophe peut rendre la climatisation inutilisable.

La préparation doit donc aussi prévoir des solutions ne dépendant pas de l’électricité :

ombre ;
eau potable ;

éventails ;

produits de refroidissement adaptés.

Penser à tout le foyer

Tout le monde ne tolère pas la chaleur de la même manière.

Personnes âgées, nourrissons, personnes malades et animaux peuvent avoir des besoins particuliers.

Il est raisonnable d’organiser le logement en tenant compte des membres les plus sensibles.

Ne pas surestimer l’habituation à la chaleur

Même une personne habituée à la chaleur peut avoir des difficultés après une hausse brutale de température, une mauvaise nuit ou une maladie.

« Je supporte bien la chaleur » ne constitue pas une protection suffisante.

Partager des règles simples

Le foyer peut convenir de règles comme :

vérifier le WBGT avant une activité extérieure ;
utiliser le refroidissement lorsque la pièce devient trop chaude ;

emporter de l’eau pendant les journées chaudes.

Des règles communes réduisent les hésitations.

Faire attention aussi au début de la saison chaude

Le risque n’est pas limité au cœur de l’été.

Une hausse brutale au printemps ou au début de l’été peut être difficile parce que le corps n’est pas encore habitué.

Il faut regarder les conditions réelles du jour.

Modifier le programme est aussi une mesure de prévention

La prévention ne se résume pas à boire et porter un chapeau.

On peut aussi réduire le temps d’exposition.

Faire les courses le matin.

Reporter le jardinage.

Raccourcir l’entraînement.

Annuler ou décaler une activité si les conditions sont dangereuses.

Garder la vérification quotidienne simple

Pas besoin d’un système complexe.

Avant de sortir :

vérifier température et WBGT ;
vérifier les conditions intérieures ;

prendre de l’eau ;

adapter le programme si le risque est élevé.

Les habitudes simples sont plus faciles à maintenir.

Résumé

Le risque de coup de chaleur ne peut pas être évalué uniquement par la température maximale.

Il faut considérer WBGT, humidité, soleil, conditions intérieures, activité et état physique.

Vérifier les informations avant de sortir.

Surveiller température et humidité dans le logement.

Utiliser la climatisation de manière adaptée.

Boire et faire des pauses.

La bonne question n’est pas :

« Est-ce que je peux supporter ? »

Mais :

« Est-ce que c’est sûr ? »

Outils associés

Articles associés